A la lecture de certaines réthoriques, et bien qu'étant un petit
entrepreneur de la campagne, je me sens plus proche du bonobo que du
requin ! Il me semble qu'entre la pensée dominante et le systhème
d'échange local, il existe une voie médiane.
Le problème sous-jacent au développement anarchique de la grande
distribution est à mon sens celui de la liberté de choix. Certes, le client
accède à une offre énorme de produits mais il n'aura un jour plus le choix
du lieu où faire ses achats. Et c'est fondamentalement celà qui me gêne.
En tant que petits commerçants, nous pourrions avoir les armes pour
lutter si la priorité était donnée au petit entreprenariat et non pas au
commerce oligopolistique à la tête duquel trone toujours la même
poignée d'administrateurs. Dans mon format de commerce, les prix
d'achat sont quasi les mêmes quelle que soit la centrale. J'ai bien entendu
référencé des fournisseurs de produits régionaux mais les
consommateurs aisés, embrigadés par la propagande publicitaire, veulent
les marques "vues à la télé". Les clients moins aisés se rapatriant sur les
MDD et les premiers prix.
La vérité (si je ments !) est que les petits formats paient plus chers leurs
achats pour financer la guerre que se font les grandes enseignes.
Contrairement à la pensée dominante, je crois foncièrement qu'il faut
mettre en place -peut-être en modifiant l'usage des CDEC- un système
qui assure véritablement l'harmonie des différents formats.
Je remercie et félicite le webmasteur parcequ'il laisse des points de vue
aussi divergents s'exprimer et j'imagine que, sans être ni poujadiste ni
alter-mondialiste, il conviendra que le gigantisme ne peut plus être
l'avenir de la distribution.
Rappelez vous de la civilisation grecque ou de l'empire de Rome...