pioupiou7891 a dit:
En fait, l'impact sur les bénéfices est de 48 millions d'euros. Un stock qui valait 100 en 2007 vaut 80(ou 75 ou 70 selon la marge arrière) au 1er janvier 2008. En effet, le stock était jusqu'à l'année dernière valorisé au prix d'achat (facturé). Ce prix d'achat, comme nous le savons tous, ne pouvait pas contenir la marge arrière (Détermination du SRP). Et le 1er janvier, le SRP a baissé. Donc, cet article a brutalement perdu de sa valeur. Donc, baisse de "profit" totalement artificiel, puisque ça ne nous empêchera pas de le vendre à 100. Mais comptablement, ça joue sur le calcul des bénéfices de la société.
C'est vrai que je n'ai pas entendu parler de ça ailleurs. Mais la Loi est la même pour tout le monde, non ? L'impact est peut être moins fort chez les autres (Moins de stock ?)
La valorisation d'un stock ne devrait rien à voir avec la détermination du seuil de revente à perte. Le stock doit logiquement inclure la part de marge arrière (autrement dit être valorisé en triple net)
Mais on s'apecçoit que selon les normes qu'on applique, cela a effectivement une incidence énorme sur le résultat. Ce qui m'étonne, c'est que je n'ai rien vu passer là-dessus dans les commentaires de la presse. Quant au cas d'Atac, étant essentiellement alimentaire, le stock moyen ne doit guère être supérieur aux autres enseignes (20 - 23 jours ?) et donc pas de raison d'impacter plus que les autres.
Pour les experts (comptables et pointus), lire à ce sujet l'excellente thèse de Misa Salomon (pdf), que j'ai trouvée justement en recherchant des infos suite à votre remarque.
http://www.iae.univ-poitiers.fr/Docs/Memoires/SALOMON_Misa.pdf