Toujours la même petite guéguerre.
Les syndicats ont eu une importance considérable et loin de moi de leur jeter la pierre quand ils ont oeuvré pour les 39 heures, les congés payés, le smic,...
Mais, car il y a un mais, les syndicats aujourd'hui sont aux antipodes de leurs prédécesseurs.
Autrefois, des patrons s'enrichissaient volontiers sur le dos de leurs employés, faisant fi des conditions de travail, de vie de ceux-ci. Ils convenaient que des syndicats prennent la défense des salariés quels qu'ils soient.
Aujourd'hui, à quelques exceptions prêts, les chefs d'entreprise luttent plus volontiers pour la sauvegarde de leur entreprise dans un contexte concurrentiel accru que pour leur enrichissement personnel.
Pour info, j'ai travaillé dans la grande distribution, je l'ai quittée pour me mettre à mon compte, et je cherche actuellement à réintégrer la distri. J'ai donc connu les deux cotés de la barrière.
Pour info toujours, en tant que salarié, j'ai connu le job d'ELS payé en dessous le smic avant de faire ce qu'il faut pour devenir manager rayon pour la même enseigne.
Un patron exploite ses salariés ? il les fait bosser 50 heures payées 30 ? ce n'est pas conforme avec le droit du travail, les syndicats s'en mêlent. Ca me semble normal.
Un patron voit ses parts de marché fondrent comme neige au soleil et s'inquiète du devenir de sa boite (et par conséquent de l'avenir de ses employés). Il choisit de devenir plus performant en réaménageant les horaires de ses employés (il me semble que la démarche est préférable à des suppressions de postes). Les syndicats s'en mêlent et là, je dis plus d'accord.
Sous prétexte d'"acquis sociaux" (à force, je commence à détester cette expression), certains syndicats montent au créneau pour tout et n'importe quoi, sans se soucier du réel intérêt de leurs démarches pour ceux qu'ils sont censé représenter.
Ce ne sont que des exemples parmi tant d'autres pour dire qu'il ne faut pas généraliser d'un coté comme de l'autre.
Juste définitivement exaspéré par des discours d'un autre temps, ou le patron qui croit à la valeur du travail et de l'engagement se fait traiter de facho par un pro syndicaliste qui n'apprécie pas qu'on remette en cause ses actions à outrance.
troisième info : mon meilleur pote est syndicaliste acharné. Pour n'avoir jamais à risquer de s'en coller une un de ces jours, on a pris le parti de ne jamais parler boulot entre nous