Quelques arguments en faveur du contrat "maudit",

histoire de rééquilibrer le débat et amener quelques informations supplémentaires :
– le CPE comporte une garantie de rémunération qui ne peut être inférieure au régime commun des salariés. Contrairement au CIP, il ne comporte pas de salaire plafond.
– le droit individuel à la formation sera ouvert dès la fin du 1er mois alors qu’il ne s’ouvre qu’après un an pour un CDI classique, et n’existe pas pour le CDD.
– le CPE comporte une période de consolidation de l’emploi de 2 ans maximum, dont seront décomptés les périodes de stages, les CDD, les missions d’intérim et les contrats en alternance.
– si le CPE adapte la procédure de licenciement pendant les 2 premières années, le préavis est obligatoire et augmente avec l’ancienneté, et ce dès la fin du 1er mois.
– on ne peut pas licencier une femme enceinte pendant la période de consolidation, comme dans un CDI classique. La période de consolidation ne permet pas de jouer avec les règles de base et de mettre fin au contrat en utilisant quelque type de discrimination que ce soit.
– le CPE prévoit des garanties spécifiques telles que la protection renforcée en cas de licenciement : en cas de rupture d’un CPE après 4 mois, une allocation forfaitaire spécifique de 490 €/mois, financée par l’Etat, sera versée pendant 2 mois au jeune qui ne peut prétendre à l’assurance chômage.
– la Fédération française des Banques a confirmé par un communiqué qu’elle considérait le CPE comme un CDI à part entière et que les signataires d’un CPE n’auront pas de difficulté particulière pour se voir attribuer un prêt. En matière de logement, le gouvernement s’est assuré que les possibilités offertes par le LOCA-PASS seraient systématiquement proposées aux signataires du CPE.
Tout n'est pas si noir