Premier constat :
Vos réactions portent seulement sur l'aspect "sécurité" de l'émission, alors que c'est selon moi secondaire et marginal. Les autres sujets, de fond, me paraissent bien plus importants et avec bien d'autres enjeux.
Deuxième constat :
Je trouve dommage pour Carrefour de n'avoir pas été présent sur le plateau. Que fait le directeur de la Com ? Pas bon sur ce coup là.
Troisième constat :
Concernant les caméras cachées, c'est l'hopital qui se fout de la charité !!
France 3 utilise largement cette méthode... dans le reportage lui-même !
De là à penser que, comme par hasard, on obtient des images qu'on n'aurait pas avec des caméras clairement affichées...
Bien sûr il est illégal de filmer des gens à leur insu.
D'ailleurs, comme l'a dit justement Jérôme Bédier, ce genre de procédé ne sert strictement à rien puisque c'est inexploitable juridiquement. Débiles aussi les filatures du malheureux chef déco que j'ai connu par ailleurs personnellement et qui était ce que j'appelle "un bon".
Reste qu'il est aussi franchement illégal de piller une entreprise qui vous paye !
L'exemple le pire est celui de cette caissière prise la main dans le sac, sur un "piège" tendu par un employé de la sécurité, je cite "rongé par le remords" !
Tout juste si on ne lui donne pas une bénédiction à l'impétrante. On l'a sans doute forcée à subtiliser le billet dans le porte monnaie...
On est là dans le n'importe quoi, où sous prétexte de respect de la vie privée, on laisserait impuni ce genre de comportement.
Personnellement, je me suis toujours refusé à installer des dispositifs de surveillance par caméra, parce que outre le fait que des dérives peuvent (forcément) survenir, ils sont très peu productifs et d'un rapport coût/gain totalement disproportionné.
Pour autant, je me souviens de cette petite mémé, employée modèle depuis de longues années, qui, tous les jours sortait de la marchandise du magasin.
J'avais moi-même mis au point un piège, (on ne savait pas qui pillait la réserve) avec une commande spéciale : un moulinet de pêche à 700 francs (de l'époque). Le plus fort c'est que le jour où elle a été prise, elle avait en outre dissimulé une bouteille de vodka et des lames de rasoir; toutes marchandises vitales s'il en est.
Mais cessons de faire croire que tout va mal dans le pire des mondes. Il n'y aurait pas de flics s'il n'y avait pas de voyous, et force doit rester à la loi, et un tout petit peu à la morale, non ?
Pour paraphraser ce qu'on entend à propos d'une autre affaire en ce moment, France 3 a instruit uniquement à charge dans ce dossier...