Métiers de la vente : l’esthétique et la cosmétique recrutent !

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Les métiers de la parfumerie, de la cosmétique et de l’esthétique sont parmi les secteurs de la distribution qui recrutent le plus, et toute l’année : si c’est un domaine qui vous intéresse, n’hésitez plus ! « Nous vivons dans une société où tout s’accélère, et où du coup, prendre du temps pour soi, se faire plaisir, s’occuper de son corps et de sa détente sont des loisirs qui prennent de plus en plus d’importance pour les consommateurs. Ils y consacrent d’ailleurs une part de plus en plus grande de leur budget », explique un chercheur de l’Institut de Sociologie de Strasbourg. « On vit aussi dans une société où l’apparence physique prend de plus en plus de place dans les préoccupations des gens, à l’ère des selfies et des réseaux sociaux qui braquent le regard de la terre entière sur vous, H24. Les femmes comme les hommes sont de plus en plus dépendants des ‘like’ sous leurs photos, et ce, de plus en plus jeunes et jusqu’à des tranches d’âge de plus en plus élevées, même les seniors s’y sont mis ! Bref, on est tous de plus en plus soucieux de notre représentativité, donc de notre image. Etre sur facebook, instagram, twitter, et afficher sa réussite et sa beauté est devenu un critère d’appartenance au groupe, d’intégration, et de réussite sociale ». Résultat, les magasins dédiés à l’esthétique, au bien-être et à la cosmétique ne connaissent pas la crise et cherchent en permanence à recruter des candidats. Sur ces dix dernières années, le nombre de points de vente dédiés a augmenté de près de 90% !!! Il y a donc un véritable gisement d’emplois à la clé.

 

Selon l’Observatoire des Métiers, « parmi les postes les plus recherchés, il y a les professionnels du soin : massages, modelages, masques, phytothérapie, épilation, UV, manucure, etc… pour lesquels on exige de plus en plus du candidat qu’il ait suivi une formation d’au moins 2 ans, et un Certificat d’Aptitude Professionnelle (CAP) ou un Brevet Professionnel (BP) d’esthétique, mais il faut savoir que plus vous aurez poursuivi vos études et plus vous aurez de spécialités maîtrisées, plus facilement vous trouverez une place intéressante et bien payée, soit de praticien, soit de manager dans un Institut. Par exemple, les spécialisations proposées par de grandes marques comme Clarins ou l’Institut Guinot, sont extrêmement appréciées des recruteurs. Mais il existe aussi plusieurs diplômes certifiés par l’Etat et reconnus par les employeurs ».

 

Autre secteur à l’affut permanent de candidats : la vente en parfumerie et cosmétiques. « Les grandes chaînes de distribution spécialisées comme Séphora, Marionnaud et d’autres, cherchent toute l’année à embaucher des vendeurs spécialisés dans le conseil en parfumerie, en maquillage et en soin de la peau. Pour cela, si une formation classique dans les métiers de la vente est indispensable (CAP vente, bac pro commerce, bac pro vente, BTS Management des Unités Commerciales…), elle ne suffit pas : en général, les recruteurs veulent en plus une spécialisation en esthétique : si vous avez pu en suivre une avant de postuler c’est parfait, mais sachez que de plus en plus d’enseignes proposent aussi à leurs nouvelles recrues une formation courte en interne », explique l’Observatoire de l’Intérim et du Recrutement.

 

Parmi les métiers qui ont littéralement « explosé » ces dernières années, celui de prothésiste ongulaire : il n’y a pas si longtemps réservée aux instituts pour des tarifs assez élevés et une clientèle aisée, la manucure a aujourd’hui généré son propre business, son marché spécifique, avec ses spécificités (vernis bios, naturels, permanents, semi-permanents, etc…), ses marques et ses grandes enseignes dédiées, dont les boutiques uniquement consacrées à la beauté des mains et des pieds ont fleuri sur les trottoirs et dans les grands magasins. « C’est un domaine où l’on recrute à tour de bras, parce qu’il y a moins de 5 ans tout était encore à créer, et aujourd’hui vous avez des bars à ongles absolument partout, des plus accessibles avec des prestations très bon marché, aux plus luxueux avec des gammes de couleurs infinies, des soins variés et exigeants, et des offres de services et de soins de plus en plus larges. La clientèle, c’est tout simplement 100% des femmes… et de plus en plus d’hommes ! Il y a donc une énorme demande et chaque point de vente qui voit le jour est quasi immédiatement saturé, les enseignes ouvrent donc de nouvelles boutiques presque tous les mois, un peu partout en France, dans les grandes, les moyennes comme les petites villes, dans les gares, les aéroports, les grands magasins, les centres commerciaux… Pour exercer ce métier, il n’y a pas besoin d’un diplôme particulier, il faut simplement aimer s’occuper des autres, être soigneux et appliqué, rigoureux sur les horaires et les timings, efficace et avec un minimum de sens artistique. On peut se former seul, sur internet, avec des tutoriels, mais les enseignes proposent aussi quasiment toutes aujourd’hui des formations courtes sur les bases de la manucure et des poses de prothèses ongulaires », explique un professeur de l’école d’esthétique de Lyon.

 

Dans ce contexte, de nouveaux besoins apparaissent, liés au e-commerce, pour lequel les marques et les distributeurs recherchent de plus en plus de développeurs et de spécialistes du marketing digital et de la complémentarité entre numérique et retail. « Globalement, les distributeurs spécialisés dans l’esthétique et la cosmétique sont devenus des acteurs clés du secteur en termes de perspectives d’emploi », estime aujourd’hui le Pôle de Compétitivité des Industries du Commerce. « La demande est telle qu’il est facile d’évoluer vite : de vendeur, on peut très vite devenir manager puis responsable de boutique, au fur et à mesure des nouvelles arrivées et de l’ancienneté qu’on acquiert. Les enseignes du luxe possèdent aussi leurs propres réseaux de distribution et cherchent des personnes compétentes pour tenir les ventes en boutiques. Mais attention, dans le luxe les exigences sont élevées : tenue, apparence, savoir-être, savoir dire, connaissance de la marque et de ses différentes gammes, application des produits, fragrances des parfums, compositions des crèmes etc… ».

 

Enfin, un autre métier est en train d’émerger et de prendre une réelle importance dans le domaine de la distribution, c’est celui de « visual merchandiser » : c’est lui qui va gérer tout ce qui relève de l’esthétique et de la scénographie des vitrines, désormais fondamentales dans la séduction du client et la stratégie commerciale des marques, qui cherchent aussi à harmoniser leur image et leur communication sur l’ensemble du maillage de leurs magasins en France et à l’étranger. « La filière cosmétique-esthétique-parfumerie française bénéficie d’une excellente réputation dans le reste du monde, et les marques veulent entretenir cet atout et capitalisent même de plus en plus dessus », analyse une enseignante de l’EIML, l’Ecole Internationale de Marketing du Luxe à Paris. Dans la même branche, le merchandiser de rayons est un poste aujourd’hui important et recherché : c’est lui qui va déterminer pour les enseignes, les centrales d’achat ou les hypermarchés la disposition des produits dans les rayons et les stratégies pour attirer le client : la cosmétique et l’hygiène génèrent des ventes énormes dans les grandes surfaces où leur exposition constitue un enjeu essentiel.

 

L’esthétique-cosmétique-parfumerie est considérée comme le quatrième secteur économique le plus puissant de l’hexagone, avec plus de 70 000 salariés dans la vente, 150 000 dans l’industrie, et des embauches dans tout le pays. « Sur 800 entreprises du secteur, la grande majorité des recrutements sont effectués par les 20% de très grands groupes qui se déploient à toute allure sur le territoire national et partout sur la planète. En France, ces holdings recrutent partout pour leurs magasins, et aussi plus particulièrement sur les zones touristiques, ou encore autour de Grasse, en Bretagne, mais aussi dans le Centre où s’est implantée ce qu’on appelle désormais la Cosmetic Valley, un pôle de compétitivité qui regroupe plus de 300 entreprises ; et bien sûr, en Ile-de-France où les marques ont pour la plupart installé leur siège », explique l’Observatoire des Métiers. « Mais les plus petites enseignes et les petits groupes sont aussi un vivier d’emplois, la croissance du secteur profite à tout le monde. Dans tous les cas, et quel que soit le poste visé, le profil bilingue est très recherché, à mettre en avant si vous candidatez et que vous parlez couramment deux ou plusieurs langues. Au delà de la vente, c’est d’ailleurs  un secteur où les commerciaux à l’export sont très demandés, avis à ceux qui veulent voyager dans le cadre de leur travail ».

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