Les distributeurs de mode misent sur l’été, les grandes enseignes recrutent

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Bonne nouvelle : l’année dernière les distributeurs de mode ont réalisé une bonne année, bien meilleure que prévu : « Nous anticipions une hausse de l’activité de 0.2% pour 2017, et nous sommes à trois fois plus, puisque nous avons fini l’année à 0.6% », explique l’IFM, l’Institut Français de la Mode. « L’activité des distributeurs a été bien au-delà de nos anticipations et c’est tant mieux ». Moins bonne nouvelle : l’activité s’est cassé la figure au premier trimestre 2018, et toutes les enseignes misent sur l’été pour rebondir.

 

« Cela a été compliqué en janvier 2018, à cause des intempéries et de la neige, les Français n’ont consommé que des vêtements de ski adaptés, mais rien dans les autres secteurs, nous savions que les ventes seraient mauvaises en tout début d’année », explique l’Observatoire des métiers. De fait, les ventes ont chuté de 5% en janvier, mais elles se sont relativement redressées en février puisque la baisse n’était plus que de 0.6%. En revanche au mois de mars, le repli s’affiche à plus de 3.5%.

 

Mais si on rentre dans le détail, ce sont essentiellement les petits distributeurs indépendants qui ont souffert, a fortiori lorsqu’ils vendent du multimarques. En revanche, les grandes enseignes très populaires et bien identifiées restent globalement stables, comme le Printemps, les Galeries Lafayette, Monoprix, H&M ou Zara, tout comme les enseignes de sport. Tous ces grands groupes au contraire estiment avoir globalement évité le pire pour cet hiver, et misent largement sur les beaux jours pour redresser la barre et même, recruter.

 

« Il y a une partie du prêt-à porter qui souffre en France, comme on l’a vu avec Vivarte ; mais il y a aussi des créneaux extrêmement porteurs dans notre pays, à la fois du côté des très grands groupes, des géants de l’habillement comme Gap, H&M, Zara, Celio, Kiabi, C&A etc…., mais aussi du côté des créateurs : la mode continue à séduire les investisseurs, et nous avons aujourd’hui plus de 50 000 boutiques spécialisées hommes, femmes et enfants, et plus de 35 000 entreprises exploitantes », analyse l’Observatoire de la franchise. « Et les nouveaux entrepreneurs restent attirés par le secteur, essentiellement il est vrai dans quelques grandes métropoles françaises comme Paris, Bordeaux, Marseille, Lille et Lyon, et à 70% dans les centres villes, le reste en toute proche périphérie ».

 

Chaque année, plus de 4400 entreprises sont ainsi créées dans le secteur de l’habillement sur le territoire français. Ce sont les géants succursalistes qui tirent le mieux leur épingle du jeu : le suédois H&M (6900 salariés dans 205 magasins en France pour un chiffre d’affaires de 1.3 milliard d’€), l’espagnol Zara (6000 salariés dans 130 magasins en France pour un CA d’1,1 milliard d’€) ou encore Primark (5115 salariés), l’Irlandais. « S’ils réussissent si bien et génèrent plusieurs milliers d’emplois en France, c’est grâce à deux choses essentielles : une logistique imbattable en terme d’efficacité, de rapidité et de rentabilité, et un business model hyper défini et qui leur permet d’échapper aux crises et même, de se développer sur les cinq continents sans discontinuer et avec un succès qui ne se dément pas auprès des consommateurs », explique l’Institut Supérieur du Marketing.

 

« Les secteurs de la vente de vêtements et d’accessoires de mode sont très dynamiques et offrent une multitude de débouchés différents, pour les hommes comme pour les femmes », complète l’IMMD (Institut du Marketing et du Management de la Distribution) à Roubaix : « Les métiers sont créatifs et peuvent aller d’acheteur à animateur des ventes, d’attaché commercial à attaché de presse, de chef de produit à chef des ventes, de gestionnaire import/export à merchandiseur, de responsable administration des ventes à responsable boutique, de responsable commercial à responsable marketing, de vendeur boutique à agent de plate-forme logistique, d’assistant de direction à comptable, de directeur administratif et financier à responsable RH ou responsable informatique… ».

 

« Nous savons que l’été est une période propice pour notre secteur, et surtout, les achats ont explosé sur internet, ils pèsent entre 5 et 7 milliards d’euros par an. Nous recrutons donc aussi de plus en plus dans les secteurs de la logistique, qui doit venir absolument compléter les points de vente aujourd’hui pour réussir », analyse la Fédération Nationale de l’Habillement (FNH). « Nous recrutons énormément de conseillères de vente en ligne, pour nos services de tchat, de conseil en live sur le web au moment des achats, de télé conseillers pour le SAV téléphonique, de techniciens de gestion des stocks et de préparateurs de commandes, etc… Le secteur continue à recruter, énormément, et l’été est aussi une période où nous embauchons beaucoup d’intérimaires pour les soldes et pour remplacer les titulaires pendant leurs congés annuels ».

 

 

2 réflexions au sujet de « Les distributeurs de mode misent sur l’été, les grandes enseignes recrutent »

  1. Tancovska

    Madame, Monsieur

    Ayant acquis une expérience dans le domaine de la mode et du commerce, je suis actuellement à la recherche d’un poste de Directrice de Boutique.

    Mon expérience professionnelle m’a permis d’acquérir de solides compétences en management,
    animation du magasin, accueil irréprochable et fidélisation de la clientèle. Mes qualités d’ouverture d’esprit et de flexibilité ainsi que mes connaissances dans le domaine de la mode et du commerce seront des atouts pour votre société.

    Dans l’attente d’un entretien qui me permettra de vous exposer plus avant mes motivations, je vous prie d’agréer, Madame, Monsieur l’expression de ma considération distinguée.

    Ljubinka Tancovska

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