La vente directe crée de plus en plus d’emplois en France

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La Vente Directe, ce n’est plus seulement ce que d’aucuns visualisent encore comme des « réunions de bonnes femmes », et durant lesquelles on vendrait quasi exclusivement du matériel électroménager et des ustensiles de cuisine : les clichés ont vécu et aujourd’hui, selon la dernière étude de la FFVD (Fédération Française de la Vente Direct), la vente directe fait travailler aujourd’hui en France 700 000 personnes, employées directement par les fabricants pour assurer leur distribution. Autre chiffre éloquent : 4 milliards d’euros de chiffre d’affaires pour la vente directe en France en 2017 : ce mode de distribution se porte de mieux en mieux, et pourrait rejoindre l’Allemagne dans les années qui viennent, en matière de réussite économique et d’emploi : outre Rhin, la vente directe fait travailler plus de 2 millions de personnes pour un chiffre d’affaire vertigineux : plus de 15 milliards d’euros annuels.

 

« Aujourd’hui, il n’y a pas que les jeunes marques qui passent par la vente directe pour promouvoir et écouler leurs produits, faute de moyens pour des partenariats avec la grande distribution », explique l’Observatoire Cételem, cellule d’étude et de veille économique depuis 1985. « Les années tupperware sont révolues, la vente directe n’est plus un canal de distribution à la marge, c’est devenu le troisième voie de distribution. La vente par réseau est juste derrière la VAD et la vente en magasin, et elle a progressé de près de 40 000 emplois supplémentaires en 2016 et 2017. Dans le monde, elle est en croissance de 2% par an pour un chiffre d’affaire global de 200 milliards d’euros ».

 

« De plus en plus d’entreprises bien établies et de grands groupes comme Yves Rocher ou Bonduelle complètent leur présence en magasin par le recrutement de vendeurs de marketing direct, pour étendre son maillage des consommateurs et prospecter plus efficacement », explique le département Partage et Prospectives de l’Institut du Commerce « La vente à domicile a permis aux marques de développer leur relation de confiance avec leurs clients, de manière très complémentaire avec le web et les magasins. Cela n’affecte pas l’emploi dans les autres canaux de distribution, on a remarqué que la vente directe n’empiétait pas sur les autres secteurs, les clientes l’apprécient comme un bonus et vivent les réunions de vente directe comme des récompenses, des moments de shopping particuliers qu’elles s’offrent en plus du reste, des expériences d’achat ludiques et récréatives qui complètent leurs expériences sur le net et en magasin mais qui ne les remplacent pas ».

 

Surtout, la vente directe permet de relancer efficacement l’activité et l’emploi de secteurs de la distribution sensibles à certains périodes conjoncturelles difficiles : « notamment le prêt à porter, qui se développe très rapidement dans la vente directe et recrute énormément de monde depuis quelques mois », analyse l’Observatoire Retail. « Les marques ont compris qu’avec ce contact client direct, elles pouvaient faire tester leurs nouvelles collections en avant-première et avoir un retour immédiat et efficace sur ce qui plaît et ce qui ne plaît pas, ce qui va marcher ou non. Ensuite, elles adaptent leur production et leurs stocks magasins à ces retours. Il n’y a pas que le prêt à porter d’ailleurs, qui a compris l’intérêt de la vente directe en amont de la vente sur les canaux plus classiques, la plupart des enseignes s’y mettent. D’autant que  cela permet de supprimer les coûts intermédiaires ».

 

Du côté des associations professionnelles de la vente directe, on souligne les avantages d’un métier « qui permet de travailler près de chez soi, souvent moins de 35 heures par semaine pour un temps complet, mais qui peut aussi être un temps partiel ou un revenu complémentaire. Un métier qui s’exerce avec certaines contraintes, notamment le travail en soirée et les week-ends, mais qui libère beaucoup de temps la journée en semaine ; une activité de service et de communication, au contact direct des clients. C’est aussi gratifiant, car le taux de réachat dans les circuits de distribution classiques est de plus de 80% après une expérience de vente directe. Et la rémunération est proportionnelle aux résultats. L’investissement personnel demandé par les recruteurs est important, davantage qu’en magasin où le conseil client va durer quelques minutes alors que la vente directe nécessite une concentration et une attention au client de plusieurs heures d’affilée ; mais c’est aussi l’une des motivations des candidats, avec la rémunération au mérite. 95% des vendeurs interrogés disent que cela leur a permis d’améliorer leur confiance en eux, leur lien social et leurs qualités professionnelles. Ils apprécient aussi leur indépendance et le fait d’avoir peu de comptes à rendre tout en pouvant s’organiser comme ils le souhaitent. Certains candidatent ensuite vers des postes de cadres dans la distribution classique, d’autres préfèrent rester en vente directe pour les avantages du métier, d’autres encore lancent ensuite leur propre entreprise soit de recrutement dédié à la VD, soit leur marque propre de produits ».

 

 

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