Les « french days » : la belle idée des grandes marques pour le printemps

Laisser un commentaire

La dernière semaine d’avril et jusqu’au 1er mai, ils ont décidé de faire leur « black Friday » de printemps à eux. Qui ? Six enseignes 100% françaises, six distributeurs conscients que le succès du black Friday d’automne, à l’américaine (voir notre article), est à renouveler à la belle saison et même, à réitérer chaque année, pour instaurer un rendez-vous incontournable avec les consommateurs. Showroomprivé, (dont Conforama est actionnaire), mais aussi Cdiscount, filiale du groupe Casino, Boulanger (famille Mulliez), Darty (la Fnac), Rue du Commerce (groupe Carrefour) et La Redoute (groupe Galeries Lafayette) ont donc décidé de lancer l’offensive, pour installer dans le paysage commercial tricolore une opération digne des amis américains.

 

Il s’agit en fait d’en faire un événement qui soit aussi attendu par les consommateurs que les soldes d’hiver ou d’été, selon le communiqué commun envoyé aux médias ce jeudi 19 avril 2018 : baptisé les « french days », l’événement doit permettre de redynamiser les ventes du printemps, sachant que le black Friday de novembre 2017 a permis de faire bondir de près de 70% le chiffre d’affaires global des distributeurs, en particulier via leurs plateformes internet. Le collectif de ces six belles enseignes hexagonales lance d’ailleurs un appel à volontaires : « nous serions enchantés que d’autres se joignent à nous pour faire de cette opération un aussi beau succès qu’à l’automne, et une manière efficace de réinventer notre sortie de l’hiver », explique la direction marketing d’une des enseignes participantes. « Nous sommes d’autant plus enthousiastes que nous y sommes encouragés par la secrétaire d’Etat Delphine Gény-Stéphan, qui travaille à Bercy aux côtés du ministre de l’Economie et des Finances Bruno Lemaire. Elle avait déjà émis l’hypothèse que nous organisions une opération commerciale innovante au printemps, c’est chose faite. French days, Prix Imbattables, chacun met cela en avant comme il le souhaite sur son site internet, ce qui est important c’est que nous fassions cela tous ensemble et au même moment. Toutes les enseignes qui auraient envie de jouer le jeu et de nous rejoindre sont bienvenues, au contraire ! Comme dit l’adage, plus on est de fous plus on rit ! ».

 

Comme le Black Friday de la fin 2017, celui du début 2018 durera quelques jours seulement, beaucoup moins longtemps que des soldes : c’était 3 jours en novembre, ce sera la même chose pendant le pont du 1er mai, à partir du 27 avril 2018 et jusqu’au 1er mai inclus. Une « très bonne idée », à en croire la FEVAD, la Fédération du E-commerce et de la Vente à Distance : « On le voit tous les jours, les opérations commerciales qui changent de l’ordinaire, qui renouvellent la relation des clients français avec leurs points de vente et leurs marques préférées, sont plébiscitées et remportent systématiquement un franc succès. Aujourd’hui, les consommateurs ont envie d’être surpris, de découvrir de nouvelles manières de faire des bonnes affaires, et de concilier achats sur internet et achats dans les points de vente physiques, d’ailleurs tous les grands groupes l’ont compris et concilient le physique et le digital dans leurs stratégies de développement. D’autre part, la période entre la Saint-Valentin, dernière période commerciale importante de l’hiver, et les soldes d’été, en juin, est toujours assez morne sur le plan commercial, les professionnels de la vente ont besoin de nouvelles opérations pour booster les affaires dans ces moments de calme qui manquent de dynamisme et de réactivité. Les clients sont là, il faut juste savoir leur donner envie, aller les chercher ».

 

Sur le principe, comme l’automne dernier, les acheteurs se verront proposer des produits neufs de grandes marques à moitié prix, un mois avant les soldes. L’objectif, c’est aussi de les orienter vers les sites de e-commerce des enseignes pour lesquelles beaucoup de Français ont surtout l’habitude d’aller en magasin : Fnac Darty ou  Boulanger par exemple, veulent ainsi clairement profiter du moment pour améliorer la visibilité de leurs outils numériques : « Les parts de marché à prendre sont immenses, les Allemands font par exemple aujourd’hui plus de 15% de leurs achats en ligne, 20% pour les Anglais, alors que les Français sont moins de 10% à consommer comme ça ».

 

 

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *