La 2e étoile des Bleus va booster le commerce, on vous explique pourquoi !

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Depuis plus de 40 ans maintenant la chose s’est toujours vérifiée : une victoire en coupe du monde de football rapporte gros aux commerçants du pays vainqueurs, grands groupes comme petites détaillants, et booste la croissance économique pour plusieurs mois, voire plusieurs années : en amont, la compétition a déjà provoqué une razzia chez les distributeurs spécialisés dans les articles de sport : + 30% de hausse des ventes par rapport à la même période il y a deux ans, au moment de l’Euro 2016…. Les supporters se sont arrachés les maillots des Bleus, plus d’un million d’exemplaires vendus en quelques jours, entre la demie et la finale.

 

Même chose pour les palettes de maquillage bleu blanc rouge, les perruques ou encore les écharpes. Les goodies, drapeaux et autres babioles aux couleurs nationales se sont vendus comme des petits pains. Et c’est le cas de le dire : même les magasins et les grandes surfaces qui ont mis en rayon des viennoiseries, des chips, des boissons à l’effigie du 11 français ont réalisé des recettes spectaculaires en à peine 5 jours. Tout comme les distributeurs d’électroménager qui ont vendu énormément de télévisions au mois de juin, pour un montant global de 100 millions d’euros !

 

Mais ça n’est que le début d’une période qui s’annonce donc faste pour l’économie française en générale et la distribution en particulier. Les économistes ont calculé que tous les secteurs de l’économie bénéficieront de l’effet Mondial. Privilégiés par les consommateurs, les partenaires officiels de la FFF ou de la Fifa, comme certain constructeur automobile, qui a vendu en juin 30% de véhicules en plus que d’ordinaire : « dans l’euphorie du Mondial, une majorité de clients craquent pour les modèles en édition limitée, imaginés et produits exprès pour le mondial et dont nous avons diffusé l’image dans tous nos spots publicitaires. Beaucoup avaient prévu de n’acheter une voiture neuve qu’en septembre, et ont avancé leur investissement pour être sûrs d’avoir l’un de ces produits. La peur du produit épuisé pousse les gens à acheter tout de suite, et plus cher que d’habitude, pour profiter du sentiment qu’ils vont posséder un modèle unique ou collector, symbole d’un moment très fort de leur vie, et de l’histoire nationale. Ils savent aussi qu’ils le revendront cher, même dans quelques années, parce que ce sont d’ores et déjà des voitures de collection. Et que le côté « sold out » renforce leur désirabilité par la suite ».

 

A l’échelle d’un produit tel qu’une voiture, le regain de consommation lié au Mondial représente au total plusieurs millions d’euros de recettes supplémentaires pour les constructeurs, au regard d’un mois de juillet traditionnel…. Mais plus les produits sont bon marché et plus il s’en vend : du coup, même les PME, les start-up et les enseignes qui ont imaginé des babioles à la gloire des champions font carton plein, et sont dévalisées pour un chiffre d’affaires qui explose, grâce aux quantités astronomiques vendues. Et si la finale a eu un effet « coup de boost », la victoire va accélérer encore la tendance : juillet, août et même septembre seront à coup sûr des mois bénis pour le secteur de la distribution.

 

« C’est un effet positif sur l’économie tout simplement dû à la bonne humeur des Français, grâce à cette victoire qui les rend heureux. En économie, on appelle cela le feel good factor, le facteur bien-être : les ménages sont contents et donc consomment plus dans les cafés, les restaurants, les loisirs, les magasins de biens comme les services, et figurez-vous que même l’immobilier y trouve son compte : l’achat de nouvelles résidences aussi en profite », explique-t-on à l’INSEE, l’Institut national des Statistiques et des Etudes Economiques.

 

Même analyse du côté de Bercy : « en 2006, une étude réalisée par une banque d’investissement avait montré que les pays vainqueurs enregistrent en moyenne une hausse d’environ 0,7% de croissance en plus dans les mois qui suivent la coupe du monde. En France après le triomphe des Bleus en 1998, la France avait enregistré une croissance trimestrielle exceptionnelle de 6%. L’autre effet positif d’une victoire en coupe du monde, c’est l’incitation à investir en France pour les entreprises étrangères : le football assoit la réputation d’un pays et le rend attractif ».

 

« Cela paraît infime comme ça, mais en fait, on se rend compte que le moral des ménages, l’opinion des français, sont très liés à des petits moments de joie ou d’incertitude, et ce petit 0,1% de PIB en plus, cela signifie tout de même l’injection de 2 milliards d’euros en plus dans l’économie française, même si c’est juste sur le mois de juillet c’est loin d’être négligeable », explique encore un cadre du ministère de l’Economie et des Finances. Sur une année entière, les économistes ont quantifié la hausse de l’indice de consommation : +0,2 points, soit 0,1% du PIB.

 

 

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