On prend les mêmes et on recommence. Comme en 2011, la grande distribution devrait embaucher 50 000 personnes cette année. Environ 80% d’employés et 20% de cadres. Côté salaire, à part pour les métiers de bouche, c’est également le calme plat.
Ils ont une marge de manœuvre : Les candidats aux métiers de bouche sont plus que jamais les bienvenus. Les enseignes sont à l’affût de chefs de rayon boucherie, boulangerie, marée… et sont prêtes à leur faire des ponts d’or pour les embaucher. « Ce sont les rayons les plus rentables des magasins, là où la marge est la plus élevée. Ces chefs de rayon sont de véritables hommes d’affaire. Ils gèrent les achats, les stocks, la rentabilité, les hommes... Ce sont des mini dirigeants de PME dans les magasins », observe Esther Boudara, responsable de la division Retail & Leisure du cabinet Hays qui vient de publier son étude rémunération nationale pour 2012.
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La rareté des candidats en fait donc leur valeur. Ainsi selon Hays, un chef de rayon boucherie en supermarché perçoit entre 32 000 et 40 000 euros par an.
Ils n’ont pas de marge de manœuvre : les employés libre-service, les assistants chef de rayon, les chefs de rayon, les directeurs de magasin ont, pour leur part, moins de latitude pour négocier des salaires à la hausse. « Les enseignes ont homogénéisé les systèmes de rémunération. A savoir que la plupart des collaborateurs disposent d’un fixe, d’une part variable sur le chiffre d’affaires, d’une participation et de l’intéressement. En se basant sur ce package, elles sont moins enclines à négocier les salaires d’embauche », commente Esther Boudara.
Autre confirmation de l’étude : à part pour les métiers de bouche, les salaires n’explosent pas en cas de mobilité externe. « Les collaborateurs changent de magasin pour être plus proche de chez eux et parfois pour 50 ou 100 euros supplémentaires par mois, guère plus », ajoute-t-elle.
Des profils à peine plus variés : avec le développement des petits magasins de proximité en centre-ville, les grands distributeurs recherchent en permanence des directeurs de centre de profit. Et même si les critères de sélection de base restent inchangés (sens du commerce, gestionnaire et expérience du terrain), certains employeurs se montrent un peu plus ouverts à certains profils moins « grande distrib’ ». « Ils rencontrent par exemple des candidats issus du monde de la restauration, donc habitués au terrain et au rythme de travail soutenu », souligne-t-elle.
Enfin, le secteur voit également arriver de nouveaux professionnels comme des webmasters et des infographistes. En effet, les enseignes ne peuvent plus éluder le champ du e-commerce, devenu l’un des nerfs de la guerre dans ce marché toujours très concurrentiel.
S.L. |