Moins d’un mois avant le coup d’envoi de Franchise Expo à Paris, la Fédération Française de la Franchise dresse un état des lieux du secteur. Et visiblement, ce modèle économique résiste plutôt pas mal à la crise. Explications.
De petites entreprises qui connaissent moins la crise. A en croire les derniers chiffres rendus publics par la Fédération Française de la Franchise (FFF), en 2011, la franchise a tenu le choc : + 92 nouveaux réseaux en 2011, + 3690 nouveaux franchisés et un chiffre d’affaires de 49 milliards d’euros contre 47,88 milliards un an auparavant.
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La restauration à thème et la restauration rapide tirent particulièrement bien leur épingle du jeu avec de nouveaux concepts comme Le Rocher des Pirates ou des concepts retravaillés comme La Boucherie ou encore La Mie Câline. Les services aux entreprises, notamment les réseaux de courtage de crédits, ont également bien traversé 2011, contrairement à l’immobilier qui a perdu plus de 70 franchisés en un an.
Comment expliquer une telle résistance au fort tangage économique de ces derniers mois ?
Grâce à la réactivité et la créativité des différents acteurs du secteur. « Dans la franchise, en temps de crise, on se recentre sur les fondamentaux donc sur le savoir-faire. La communication entre le franchiseur et ses franchisés est renforcée, on gagne donc en réactivité », argumente Chantal Zimmer, déléguée générale de la Fédération Française de la Franchise qui se garde toutefois bien de tout triomphalisme. «La franchise a moins souffert que les autres secteurs mais n’a pas été épargnée quand même », tempère-t-elle.
Pour éviter les déboires, les franchiseurs ont d’ailleurs depuis quelques années maintenant, professionnalisée la sélection des candidats. « Ils recherchent à la fois des candidats ayant la fibre entrepreneuriale, le goût du risque mais aussi des candidats qui ne comptent pas leurs heures et avec une réelle envie de réussir dans la franchise », constate Chantal Zimmer.
En 2011, 45% des franchisés sont des … franchisées, donc des femmes. Contre 40% en 2010 et 36% en 2009. Le niveau d’études est stable (46% ont un niveau bac+2 et plus) et 70% étaient salariés. La franchise a permis la reconversion professionnelle et le changement de secteur d’activité pour 38% d’entre eux.
« Le transfert de savoir-faire et la formation dispensée par le franchiseur permettent aux anciens salariés de changer de métier sans prendre de risque incommensurables », ajoute-t-elle. Et visiblement le jeu en vaut la chandelle car en 2011, le revenu annuel moyen des franchisés s’élève à 35 000 euros nets contre 33 200 euros en 2010. Toutefois attention, les deux ou trois premières années, certains franchisés ont parfois du mal à se payer. En 2011, la FFF a également constaté une nette progression de l’implication du conjoint (54%) dans l’entreprise.
La franchise rime bien souvent avec travail en famille puisque quatre conjoints sur dix travaillent dans l’affaire et 14% déclarent aider le franchisé. Le prix à payer pour que ces petites entreprises connaissent moins la crise !
S.L. |